Livraison offerte dès 100€ d'achat*
Découvrez notre sélection Fête des mères !

L’histoire du thé, boisson millénaire

Découvrez nos thés & infusions

L’histoire du thé, de la Chine impériale à l’Amérique coloniale

Avant de devenir la deuxième boisson la plus consommée dans le monde, le thé est passé par bien des étapes. De ses lointaines origines chinoises aux querelles qu’il a provoquées à l’ère du colonialisme, embarquez pour un voyage dans le temps à la découverte de l’histoire du thé.

Les mythes et légendes autour du thé

Pour que le thé prenne une telle importance, il a bien fallu qu’une personne, un jour, entreprenne de consommer les feuilles du théier infusées dans de l’eau. Bien qu’il soit impossible de savoir qui eut cette idée saugrenue pour la première fois, quelques légendes se proposent de nous l’expliquer.

La première nous vient de Chine et raconte que la première consommation du thé en tant que boisson daterait de 2737 avant Jésus-Christ. En ces temps, l’Empereur Shennong se serait assis au pied d’un arbre, duquel seraient tombées des feuilles dans une jarre d’eau qu’il avait fait bouillir. Agréablement surpris par cette infusion inopinée, l’empereur aurait vanté les mérites du thé et contribué à sa popularité.

Une autre légende raconte que le moine bouddhiste Bodhidharma quitta l’Inde pour aller enseigner son dogme en Chine. Alors qu’il avait pour ambition de ne pas dormir pendant 9 ans afin d’accomplir cette mission ambitieuse, Bodhidharma se trouva pris de fatigue dès la 3ème année. C’est à ce moment de l’histoire que la légende se sépare en deux fins distinctes.

Selon certaines croyances, Bodhidharma aurait trouvé par hasard de feuilles de théier qu’il eut le réflexe d’ingérer, découvrant alors ses propriétés énergisantes qui lui permirent de rester éveiller pendant les 6 années restantes. D’autres versions de cette légende racontent que le moine se serait endormi. A son réveil, dévasté par son échec, il se coupa les paupières et les jeta sur le sol, donnant naissance au premier théier.

L’ascension du thé en Asie

Quelle que soit la légende que l’on choisit de croire, toutes les recherches menées sur le sujet tendent à situer les origines du thé, en tant que plante et en tant que boisson, en Chine.

C’est sous la dynastie des Tang, entre les VIIe et Xe siècles, que le thé se popularise en Chine. A l’époque, il est consommé sous forme de briques de poudre compressée. Il inspire immédiatement les artistes, qui élaborent les prémices des rituels qui accompagnent sa dégustation. Une “cérémonie du thé” voit alors le jour dans les hautes sphères de la société chinoise, entourant la boisson de règles de préparation (température, gestes, ustensiles, temps d’infusion…) et de dégustation très précises, chargées de symbolique.

Peu à peu, le thé est adopté dans tous les milieux sociaux, où il est consommé de façon plus triviale. Pour répondre à cet accroissement de la consommation, les producteurs donnent naissance aux premiers thés en vrac.

Parallèlement, les moines bouddhistes tentent d’introduire le thé au Japon, ce qui ne porta pas ses fruits avant le XVe siècle. Au XVIe siècle, les japonais s’approprient à leur tour le thé et développent leurs propres traditions autour de celui-ci.

L’exportation du thé en Europe

Avec sa démocratisation dans la population chinoise, la culture et la production du thé furent décuplées. La Chine en fait un commerce florissant, d’abord dans les autres pays d’Asie, puis vers l’Occident au XVIIe siècle. Par le biais de la Compagnie des Indes Orientales, les néérlandais sont les premiers à en profiter en Europe. Ils sont suivis de près par l’Angleterre, et la bourgeoisie britannique se rue vers les coffee-houses, boutiques dans lesquelles il est servi pour jouir de ses vertus gustatives et médicinales. Il devient la boisson nationale du pays au XVIIIe siècle, consécutivement à l’abolition de la taxe imposée par Cromwell.

Le thé fait son apparition en France à la même époque, ou il est loin de faire l’unanimité. Il fait jaser les sphères médicales et intellectuelles, avant d’être finalement popularisé par le cardinal Mazarin.

Le thé au coeur des conflits géopolitiques

Cette fulgurante ascension a, sans grande surprise, donné lieu à de multiples péripéties.

Comment ne pas citer, par exemple, la célèbre Boston Tea Party ? Le 16 décembre 1773, à la suite d’un important désaccord entre le gouvernement britannique et les 13 colonies anglaises d’Amérique, 40 tonnes de thé sont jetées à l’eau dans le port de Boston. Cet incident joua un rôle important dans l’avènement du nationalisme américain, notamment en contribuant à la déclaration du 4 juillet 1776 et au déclenchement de la guerre d’indépendance des États-Unis.

On peut également citer la tentative échouée de l’Angleterre pour contrer la suprématie de la Chine sur le thé. Les Britanniques, voulant concurrencer la Chine, commandent des plants de théier par la Compagnie des Indes Orientales dans le but de commencer leurs propres plantations. Les Chinois, qui refusent de se laisser détrôner, remplacent le théier (camellia sinensis) par des camélias d’ornement (camellia japonica). Cette histoire se termine toutefois sur une note positive pour les Anglais, qui, charmés par les ravissantes fleurs de la plante, finissent par l'acclimater, la cultiver et la vendre comme fleur coupée, avec un grand succès.

← Saint Valentin : nos conseils pour un dîner en amoureux inoubliable Recette cocktail « Le Doux Plaisir » →